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roger-georges-cavalie.overblog.com

blog généraliste

Publié le 2 Novembre 2012 par roger-georges-cavalie.overblog.com

Voici la communale que Julien quitte en 1950 pour entrer au collège Jasmin à Agen. À gauche du Monuments aux Morts se dresse le marronnier sous lequel Julien, alors âgé de 4 ans, avait été présenté, par son père, au directeur d'école. Extrait : " Julien pénètre dans l'enceinte de l'école. À droite s'élève un marronnier.....Il n'a pas oublié ce matin frileux d'octobre mil neuf cent quarante-deux où, sa main bien au chaud dans celle de son père, il avait passé ce portail de bois. Tous deux avaient attendu le directeur de l'école près de cet arbre, à droite en entrant. Un monsieur encore jeune, à la bouche lippue et au visage sanguin, était venu à leur rencontre, avait salué le père. "   —  Bonjour Monsieur Delsol. Vous m'amenez le petit ?". Monsieur Delsol, d'un ton respectueux que son fils ne lui avait jamais connu, avait répondu : "—   Bonjour Monsieur Borry. Eh bien oui ! Je vais vous le laisser si vous voulez bien me le prendre à l'école." Julien avait failli s'effondrer en larmes ; seul un sursaut d'amour propre l'avait sauvé du désastre :" il n'y a que les filles qui pleurent ! " s'était-il répété pour résister. Le père, indifférent à la détresse de son gamin, avait rajouté : " — Et puis vous savez Monsieur Borry, ne le ratez pas, c'est un caillou ! Ce n'est pas moi qui viendrai me plaindre quand vous le corrigerez ! " Julien en était resté coi ......
Voici la communale que Julien quitte en 1950 pour entrer au collège Jasmin à Agen. À gauche du Monuments aux Morts se dresse le marronnier sous lequel Julien, alors âgé de 4 ans, avait été présenté, par son père, au directeur d'école. Extrait : " Julien pénètre dans l'enceinte de l'école. À droite s'élève un marronnier.....Il n'a pas oublié ce matin frileux d'octobre mil neuf cent quarante-deux où, sa main bien au chaud dans celle de son père, il avait passé ce portail de bois. Tous deux avaient attendu le directeur de l'école près de cet arbre, à droite en entrant. Un monsieur encore jeune, à la bouche lippue et au visage sanguin, était venu à leur rencontre, avait salué le père. "   —  Bonjour Monsieur Delsol. Vous m'amenez le petit ?". Monsieur Delsol, d'un ton respectueux que son fils ne lui avait jamais connu, avait répondu : "—   Bonjour Monsieur Borry. Eh bien oui ! Je vais vous le laisser si vous voulez bien me le prendre à l'école." Julien avait failli s'effondrer en larmes ; seul un sursaut d'amour propre l'avait sauvé du désastre :" il n'y a que les filles qui pleurent ! " s'était-il répété pour résister. Le père, indifférent à la détresse de son gamin, avait rajouté : " — Et puis vous savez Monsieur Borry, ne le ratez pas, c'est un caillou ! Ce n'est pas moi qui viendrai me plaindre quand vous le corrigerez ! " Julien en était resté coi ......

Voici la communale que Julien quitte en 1950 pour entrer au collège Jasmin à Agen. À gauche du Monuments aux Morts se dresse le marronnier sous lequel Julien, alors âgé de 4 ans, avait été présenté, par son père, au directeur d'école. Extrait : " Julien pénètre dans l'enceinte de l'école. À droite s'élève un marronnier.....Il n'a pas oublié ce matin frileux d'octobre mil neuf cent quarante-deux où, sa main bien au chaud dans celle de son père, il avait passé ce portail de bois. Tous deux avaient attendu le directeur de l'école près de cet arbre, à droite en entrant. Un monsieur encore jeune, à la bouche lippue et au visage sanguin, était venu à leur rencontre, avait salué le père. " — Bonjour Monsieur Delsol. Vous m'amenez le petit ?". Monsieur Delsol, d'un ton respectueux que son fils ne lui avait jamais connu, avait répondu : "— Bonjour Monsieur Borry. Eh bien oui ! Je vais vous le laisser si vous voulez bien me le prendre à l'école." Julien avait failli s'effondrer en larmes ; seul un sursaut d'amour propre l'avait sauvé du désastre :" il n'y a que les filles qui pleurent ! " s'était-il répété pour résister. Le père, indifférent à la détresse de son gamin, avait rajouté : " — Et puis vous savez Monsieur Borry, ne le ratez pas, c'est un caillou ! Ce n'est pas moi qui viendrai me plaindre quand vous le corrigerez ! " Julien en était resté coi ......

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